16 mars 2009

Article SudOuest - Lycée Elie Faure - Le combat pour un label

LORMONT, LYCÉE ÉLIE-FAURE. Enseignants, parents, élus participaient à l'occupation nocturne de l'établissement, jeudi 12/03/09. Le point de départ pour demander le label Site d'excellence

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Une petite pause au cours de l'occupation nocturne. (photo d. a.)

«Nous restons mobilisés pour les 4,5 postes que l'on nous a supprimés », « Zone d'éducation abandonnée », les personnels d'éducation et d'encadrement sont passés une nouvelle fois à l'action jeudi soir en se livrant à une occupation nocturne de l'établissement. Tente, sacs de couchage, polochon, la scène de l'Agora avait des allures de camping mais ce n'était qu'un trait d'humour dans un contexte que tout le monde, parmi les 200 personnes présentes, juge « grave », « préjudiciable aux élèves et à leur avenir ».

« La nuit » a pris la forme d'un échange entre enseignants de la zone de recrutement du lycée, parents, élèves et élus. Elle marque une évolution. Après les réactions aux suppressions de postes, la volonté est désormais de passer à une action visant à « obtenir de l'administration le label site d'excellence au moins pour le lycée classique ».

Des arguments 

Il s'agit en substance d'un dispositif par lequel l'Éducation nationale apporte des moyens, ainsi que cela a été le cas pour une trentaine d'établissements.

Pour Jean Touzeau, le maire lormontais, « c'est une question de logique, de simple bon sens » dans la mesure où les deux collèges lormontais (Georges-Lapierre et Michel-Montaigne) sont dans le réseau Ambition réussite. Une vision partagée par les élus dont la députée Conchita Lacuey et la sénatrice Françoise Cartron, convaincus qu'« il faut mener bataille en ce sens », même si le courrier que Conchita Lacuey a adressé à l'administration « est resté lettre morte ».

La quête du label va au-delà d'un simple alignement avec les collèges. Émilie Montalétang a détaillé des arguments objectifs reposant sur le caractère « innovant », « ouvert », « dynamique » d'un lycée impliqué dans le suivi et l'accompagnement plus particulièrement « des élèves qui décrochent ».

Ce rayonnement s'exprime par des résultats, « inférieurs à la moyenne de l'Académie pour les bacs, supérieurs en BTS », l'intégration de cinq élèves issus de la Zone d'éducation prioritaire (ZEP) dans le projet sciences politiques, des moyens matériels avec la salle média langues, une branche recherche, deux classes sport (rugby et judo), etc.

Des projets aussi, à l'image de celui - concrétisé - concernant la santé (prévention contre le sida, droit des femmes), ou autour de la bande dessinée. L'ouverture de l'option latin est acquise pour la rentrée prochaine et une préparation aux concours des métiers paramédicaux est espérée.

Ce dynamisme est incarné également par l'ambition de faire d'Élie-Faure un éco-lycée collant ainsi à la préoccupation du développement durable.

Une question d'image 

Quand Jean Touzeau, un rien chauvin, dit que « ce lycée a tout fait avant tous les autres » d'autres voix se sont élevées pour regretter qu'il ne l'ait pas fait savoir. « Regardez le site Internet de l'établissement », entendait-on. « Je peux vous dire que l'image n'a pas atteint les parents », témoignait un enseignant du collège de Saint-Loubès expliquant que ces mêmes parents découvrent subi- tement des dispositions linguistiques chez leurs enfants dès lors qu'il s'agit d'entrer en seconde...

« Le bac général est la première pollution », constatait Josette Bellocq en s'appuyant sur son expérience d'ancienne proviseur. Une réaction à la recherche systématique de l'élite qu'elle aimerait voir pondérer par « un acte d'orientation mettant chaque élève à sa place ». Question : « Les professeurs principaux sont ils investis dans cette capacité d'aider à orienter l'élève. »

D'autres enseignants retraités ou pas témoignèrent alors sur l'époque où ils s'impliquaient dans les conseils de classes d'un établissement à un autre, des réunions par discipline d'enseignement, croisaient des avis sur des dossiers d'élèves extérieurs à leur établissement référent.

Ces idées ont abouti aussitôt par la constitution de duos parents enseignants et cela a facilité la détermination d'une date (samedi 4 avril) pour que ces personnes puissent traviller ensemble sur le dossier de demande du label, site d'excellence.

Auteur : dominique andrieux 

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